REGIME ALCALIN : PREVENIR LES TENDINITES RECIDIVANTES

REGIME ALCALIN
POUR PREVENIR OU TRAITER LES TENDINITES CHRONIQUES


Définition
Introduction
Les bases du régime alcalin
Les causes du déséquilibre acido-basique


Définition

« Alcalin » est le contraire « d’acide ». Les acides et les bases associés, peuvent former des sels. Par exemple NaCl, le sel de cuisine est l’association de HCl, l’acide chlorhydrique, et d’une base sodée. On mesure l’acidité ou l’alcalinité par le pH. A 7, il est neutre, ni acide ni alcalin. En dessous de 7, sont les acides, au dessus, les alcali. Le pH du sang est légèrement alcalin, c’est-à-dire supérieur à 7 (moyenne entre acide et alcalin) : 7,4. Le métabolisme libère continuellement des acides (H+)qui sont éliminés sous diverses formes, par le rein, la respiration (acide carbonique transformé en gaz carbonique plus eau).

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Introduction

Les tendinites chroniques constituent un problème délicat dans la vie sportive, occasionnant souvent des abandons autant prématurés que définitifs. On en vient à traiter ces tendinites par le mépris, inconscient des limitations progressives de performances que la dégradation provoque. Les spécialistes de la diététique sportive ont étudié des moyens de circonvenir cette évolution péjorative. Ils ont abouti à la certitude que le climat interne de l’organisme en terme d’acidité ou son contraire, d’alcalinité, intervenait dans le déclenchement et l’entretien des tendinites chroniques, sans parler bien sûr, des causes classiques, microtraumatismes, mauvais geste, surmenage tendineux, matériels inadaptés…

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Les bases du régime alcalin

Pendant 45 jours.

Boire assez pour éliminer plus d’un litre et demi par jour. Hépar ou Contrex, plus 500 ml de boissons alcalines (Vichy, Vals, Pougues) ou encore ajouter deux grammes de bicarbonate de sodium ou de citrate de potassium. 250 ml avant l’effort, 100 à 200 ml tous les quarts d’heure pendant l’effort, et 250 à 500 ml de boissons alcalines après l’arrêt de l’effort.

Prendre des aliments alcalinisants légumes, fruits, laitages. La surveillance du pH urinaire permet de contrôler le résultat: celui-ci doit se situer entre 7,5 et 8.

  • Aliments alcalinisants forts : abricot, carotte, épinard, orange, raisins secs, salades, tomates, lait et dérivés, sucres et produits sucrés (confitures, miel). Boissons gazeuses Vichy, Vals, Pougues.
  • Aliments alcalinisants faibles : asperge, banane, chou, haricot, poire, pomme, compote de pommes, pomme de terre.

NB: goût acide et aliments acidifiants ne sont pas liés. Les oranges, par exemple, les citrons, laissent des résidus alcalins.

  • Aliments acidifiants forts : viandes bovines, les protéines (les acides aminés) en général. (les plus riches en phosphate).
  • Aliments acidifiants faibles : beurre, chocolat, œufs, pain, saindoux, céréales.

Après le régime de 45 jours:

Reprendre une alimentation équilibrée, avec 12% de protéines, 30% de lipides et 58% de glucides.

Les apports protéiques seront équilibrés entre les laitages (8% protides), le soja, les lentilles, les viandes, et privilégiants les poissons maigres et mi-gras (trois fois pas semaine).

Il ressort de cette étude que la musculation avec apport protéique intense, au-delà de 2,5 gr/kg/jour, nécessite une surveillance particulière, puisqu’elle favorise le climat susceptible d’entraîner des tendinites.

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Les causes du déséquilibre acido-basique:

L’étude des facteurs associés au déclenchement des tendinites chroniques, en particulier la diététique a identifié certains faits chez les sportifs sujets aux accidents tendineux répétitifs:

  • fréquence des antécédents d’hépatites virales avec bilan perturbés.
  • apport hydrique insuffisant <1ml/cal ingérée
  • apport protéique élévé 20% de la ration (>1,5 g/kg/jour)
  • tendance à l’hyperazotémie (urée augmentée) et
  • à l’hyperuricémie (au maximum la Goutte), du fait de l’augmentation d’acide lactique, du catabolisme azoté, de l’oligurie, de l’insuffisance d’apport hydrique, et aussi d’une hémoconcentration. (désolé pour les termes techniques).

L’effort prolongé entraîne la libération dans l’organisme de résidus acides (acide pyruvique à destiné énergétique, et l’acide lactique qui sert de voie d’attente en l’absence d’oxygène)

Les aliments d’origine animale, en dehors du lait et laitage, laissent dans le corps une trace acide, par leur teneur en anions (ions négatifs) et particulier les phosphates.

Les aliments d’origine végétale, en dehors des céréales riches en acide phosphorique, laissent une trace alcaline dans l’organisme.

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