CONSEILS SANTE

Conseils pour garder la santé.

Vous connaissez l’histoire de ce centenaire qui n’avait jamais vu de médecins de sa vie? Eh bien, dites-vous que cela ne vous concerne (probablement) pas!!! Il y a toujours dans la nature des exemples d’adaptation et de sélection des individus dans les conditions les plus extrêmes. Nous parlons ici de la normalité, au sens statistique du mot, c’est-à-dire que la plupart des gens sont ou font comme ça!

Donc, en ce qui vous concerne, faites-vous examiner en détail par votre médecin de famille une fois par an, surtout après 40 ans. Précisez que vous souhaitez qu’il vous examine complètement pour faire un bilan complet, pas seulement la tension artérielle, car vous n’irez pas voir de spécialiste en plus, sauf sur son conseil. En effet, les femmes sont souvent suivies par des gynécologues, qui pratiquent un contrôle régulier, frottis du col, mammographie/2ans, parfois échographie. Mais dans ce cas-ci, il revient à votre généraliste de faire tous les examens cliniques et paracliniques, radiologiques ou biologiques (prise de sang tous les ans à tous les cinq ans suivants votre cas) qu’il juge utile. S’il manque de temps pour effectuer cet examen, prenez rendez-vous en période calme, ou revenez plus tard, ce n’est pas à un mois près. Prenez soin de rappeler au téléphone votre médecin pour les résultats d’examens, ils peuvent mériter un conseil, voire une autre consultation!

Afin de prévenir nombre de cancers ou autres maladies, reportez-vous à la section « modification du corps« . Mais de nombreux sites donnent maintenant conseils éclairés et homologués, et en premier lieu, celui du ministère de la santé. Il faut avouer que depuis quelques années, la santé publique a fait l’objet de promotion à destinations des patients, voire des bien portants, justement pour qu’ils le restent !! La diététique en est un bon exemple. Les conseils sur le bien mangé sont maintenant courant et de mieux en mieux connus, voire appliqués !!!

Votre tension oculaire doit être contrôlée tous les deux ans après 45 ans. Recherche de glaucome. C’est une maladie très courante et indolore au début, avec une complication insidieuse et progressif, l’atteinte du nerf optique dont un des signes est la diminution du champ visuel. De même, devant un oeil rouge et douloureux, devant un baisse d’acuité visuelle soudaine, même lente, vous devez consulter sans tarder.

Voyons maintenant la prévention positive qui maintient l’être en bonne santé. Une alimentation équilibrée est un gage de bonne santé et de prévention de nombreux cancers. Équilibrée, cela veut dire quoi?

D’abord VARIÉE. C’est le maître mot. Varier aux seins des cinq catégories d’aliments indispensables: Les sucres féculents, pain, céréales, riz, pâtes; les protéines, viandes, poissons, oeufs; les graisses, parmi lesquelles on doit trouver une proportion, un tiers graisse saturées, deux tiers insaturées, au maximum; les produits laitiers, et enfin les crudités et fruits (au moins cinq/jour), qui sont dans le même tiroir. Chaque jour que Dieu fait, vous devez manger un élément de chacune de ces cinq catégories d’aliments. Les crudités et fruits rentrent aussi dans les sucres, mais sont gérés à part.

Pour boire? L’eau suffit. Les autres liquides sont superflus, mais pas à proscrire forcément, bien sûr. On dit même que le vin, deux verres par jour prolonge la vie. Les américains nomment cela « la singularité française! » (comment cela se fait-il qu’on fait mieux qu’eux sans le savoir!). De façon habituelle, il est utile de varier l’origine de l’eau. Sinon, il est conseillé de prendre une eau peu minéralisée, comme Volvic, voire tout simplement l’eau du robinet, si elle est correcte dans votre région. Méfiez vous des fontaines à eau qui peuvent être des nids de bactéries, si elles ne sont pas entretenues correctement.

Les régimes végétariens peuvent être à peu près équilibrés s’ils permettent le lait et les dérivés du lait, et sous-produits animaux (oeuf). Autrement dit, le régime végétalien, qui fait abstraction ces sous-produits animaux, lait, oeuf, ne peut rester longtemps équilibré, même si on trouve toujours un pratiquant pour vous dire qu’il est toujours en excellente santé!

Ne pas absorber habituellement de toxiques, tabac, alcool, (le vin est de l’alcool!), ou autres. Même le café ou le thé ne sont pas conseillés aux personnes nerveuses, anxieuses, ou qui ont des palpitations, ou autres problèmes cardiaques.(Le café est un véritable médicament avec ses indications et ses contre-indications.)

Pratiquer régulièrement de l’exercice physique. Après 40 ans, du sport d’endurance uniquement (natation, marche rapide, footing, vélo…, sauf si vous avez commencé tôt, il vous est alors possible de continuer à pratiquer un sport en résistance (tennis, squash…). Cela dit, on peut pratiquer en endurance un sport qui alterne résistance et endurance, comme faire du tennis de fond de cours, avec un partenaire qui ne vous fait pas trop courir! Pas de contre-indication formelle en cette matière! Après 40 ans, il est conseillé de faire un épreuve d’effort quand on reprend le sport après une période longue d’arrêt. Savoir également qu’en matière de sport, huit semaines d’arrêt suffisent pour repartir à zéro dans l’entraînement! Donc prudence, progressivité… Le sport est aussi l’occasion d’équilibrer un métabolisme perturbé qui évolue vers le diabète, comme par ex le syndrome polymétabolique. Les vertus du sport sont donc essentielles, pour peu qu’on sache le pratiquer avec régularité et modération.

Faire l’amour aussi souvent que le désir s’en fait sentir, quel que soit votre âge!. Sujet tabou, s’il en est, mais nécessaire à la santé aussi!! Et ce n’est pas parce qu’on est retraité que « coquette doit prendre sa retraite!! » Cela éviterait bien des somnifères… Et puis aujourd’hui, certains produits sur ordonnance, une fois éliminé les contre-indications, cardiovasculaires en particulier, permettent de maintenir une vie sexuelle dont on croyait devoir faire le deuil. (Cialis)

Bien communiquer, c’est-à-dire savoir s’affirmer quand il faut, dire « non« , dire ce que l’on ressent, accepter que les autres soient et pensent différemment de vous. C’est la vérité fondamentale: nous sommes tous différents, les situations sont différentes, alors pourquoi toujours faire comme si le voisin devait être et faire comme nous? Chacun peut être différent de vous, avoir une opinion différente de la vôtre (et de la mienne), ce n’est qu‘une opinion, alors que trop souvent on prend les paroles des autres comme parole d’évangile… surtout quand on vous traite de … Ce n’est que l’opinion de votre interlocuteur! Ce n’est pas la vérité! Alors ne réagissez pas tout de suite, l’autre à droit à dire ce qu’il pense et sent... Et nous on a le droit de dire que ce n’est pas notre affaire!

Bien communiquer, quelle rapport avec la santé? Si vous saviez le nombre de problèmes de santé qui naissent de conflits pas digérés par manque de dialogue… Il faut pas garder les choses sur le coeur! Les proches ne comprennent pas toujours notre discours quand on remet le compteur à jour, que l’on fait les comptes; ils pensent que l’on dépasse les limites. Il faut bien que cela sorte un jour! Et au bout du compte, tout le monde en profite. Et surtout votre santé en profite! Les maladies psychosomatiques naissent de ces conflits larvés et non digérés.

Le dialogue est essentiel à une bonne santé !

Se relaxer. Mentalement et physiquement. Pourquoi tout faire en force? On arrive à tout avec douceur, patience, et détente. On économise de l’énergie, quand on relâche les épaules tendues, que l’on respire à fond doucement, bref que l’on est en confiance! Et être en confiance, cela veut dire aussi se prendre comme on est, s’aimer, quoi, ce n’est pas de l’égoïsme! Prendre les autres comme ils sont. Cela doit être une attitude de fond, continuelle. Dès que la situation ne nous demande plus d’action, relaxez-vous, dans le bus, au feu rouge dans sa voiture, dans une salle d’attente… ou chez vous devant la T.V. (là, c’est déjà plus facile!)

A suivre, il y a d’autres conseils utiles!

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MODIFICATION DU CORPS?
consulter son médecin devant toute modification de son corps,
modification physique, ou de ses perceptions ou de ses sensations
si cette modification vous est inconnue, même si elle est indolore!


Si nous savons tous que le poids des ans nous change inéluctablement, il en faut pas considérer que ces changements sont tous naturels et incontournables. Certains sont le signe de maladie potentiellement grave qu’il est utile de diagnostiquer tôt. Or trop de patients encore viennent tardivement consulter leur médecin, s’il en ont un. Et alors, le cancer qu’on aurait pu guérir se voit difficilement contrôlable avec le retard de traitement. Les signes de sténose des coronaires qu’on pouvait traiter et prévenir de la sorte l’infarctus qui en dérive arrive aux urgences en situation périlleuses. Le diabète atteint des centaines de milliers de gens qui ne savent même pas qu’ils en sont porteurs! Un diabète non diagnostiqué dégrade à bas bruit tout l’organisme. Voici donc quelques pistes qui doivent éveiller votre vigilance. Mais voilà : vous qui lisez ceci, vous êtes sûrement déjà très éveillé à votre santé !!! Il faudrait que ça soit les autres personnes, celles qui n’ont que peu accès à l’information de santé qui soient sensibilisées. Alors en fait, il revient à vous, d’aller discuter avec vos voisines et voisins et de promouvoir une vigilance en matière de santé !!

Toutes les modifications de la peau, les boutons qui ne guérissent pas spontanément en moins d’un mois, les ulcérations qui durent plus d’un mois. Toute modification d’un grain de beauté, naevus, en taille, couleur, en particulier si un halo rouge apparaît autour. Les ulcérations de la jambe ou des orteils doivent être traitées, même si elles sont indolores.(Voir son médecin de famille ou le dermatologue qui recherchera des épithélioma cutanés, des mélanome malins, etc…)

Si vous avez plus de quarante ans, toutes modifications de votre transit intestinal alors que depuis des années il était régulier; constipation ou diarrhée qui durent depuis plus d’un mois, ou alternance de diarrhée et de constipation. Toutes perte de sang par l’anus doit conduire à consulter, il ne s’agit pas seulement d’hémorroïdes! Il peut s’agir parfois de traces noires charbon dans les selles, c’est peut-être du sang digéré. Voyez votre médecin ou un Gastro-entérologue. Il pourra vous contrôler par coloscopie, laquelle permet de voir et traiter les lésions coliques, comme les petits polypes, avant qu’ils deviennent (une fois sur dix) cancéreux. C’est pourquoi on recommande à toute la population d’effectuer un test de dépistage du sang dans les selles (en France: Hemocult 2) tous les deux ans au moins après 40 ans.

Une toux chronique, des expectorations, surtout sanguinolentes doivent attirer votre attention, de même une modification de la voix, raucité durable, doit amener à consulter un spécialiste Oto-rhino-laryngologiste (nez, gorge, oreille), d’autant plus que vous êtes fumeur! Il effectuera un examen local de votre larynx par endoscopie et pourra diagnostiquer toutes les anomalies. Également, toute douleur chronique de la gorge, de l’oreille en particulier, doit être précisée; elle peut en effet témoigner d’une tumeur dans le bas du pharynx. Enfin, un surdité brusque doit vous faire voir en urgence un spécialiste. Allez à l’hôpital aux Urgences si le spécialiste en ville ne peut vous recevoir immédiatement. C’est une question d’heures pour ne pas perdre définitivement l’audition de l’oreille atteinte! (Un traitement vasoactif en perfusion pourra sauver votre audition)

Toutes les tuméfactions, c’est-à-dire grosseur, nouvellement apparue, soit dans les parties molles, au niveau du cou, sous le bras à l’aisselle, au niveau de l’aine, d’un muscle, des côtes, soit au niveau d’une articulation ou d’un os, qui demeure plus d’un mois doit vous faire consulter votre médecin. Il peut s’agir d’un ganglion lymphatique, lui-même témoin d’une maladie. Il peut s’agir d’arthrose, quand la tuméfaction siège au niveau des doigts ou d’une articulation. Dans ce cas aucune gravité pour le pronostic vital. Mais une tuméfaction peut être une tumeur. Celle-ci est bénigne ou maligne. Il importe de consulter sans tarder.

Mesdames, avez-vous remarqué une petite masse dure dans l’un de vos seins? Avez-vous eu des pertes de sang alors que vous êtes ménopausée depuis des années? Faites-vous examiner sans tarder! On conseille une mammographie tous les deux ans entre 35 et 75 ans. Officiellement c’est plutôt 49 à 73. Mais les médecins de terrain pensent avec moi qu’il faut descendre à 40 ans et personnellement je descend à 35 ans pour faire faire des mammographies. Un frottis cervico-vaginal (du col utérin) tous les 3 ans et tous les ans en cas d’anomalies (il s’agit de la présence d’un virus qui peut engendrer une cancérisation). Cela permet de dépister les stades précancéreux du cancer le plus fréquent chez vous, sein, puis col utérin.

Monsieur, vous avez 65 ans, du mal à uriner d’un bon jet franc? Ce n’est pas trop grave! Cela évoque un adénome de la prostate, très courant, qui se traite bien. C’est l’occasion de faire vérifier votre prostate par un toucher rectal annuel et un contrôle biologique des PSA, marqueur spécifique des cancers de la prostate (normale <3 ng/l) zone douteuse de 3 à 10 ng/l, zone de malignité probable sauf prostatite >10 ). On peut doser maintenant le PSA libre qui doit être inférieur à 20%. Cela dit, vu l’évolution lente du cancer de la prostate, votre médecin peut choisir de ne pas intervenir chirurgicalement, compte tenu de vos autres pathologies et de votre âge, et vous proposer un traitement médical qui permet de contrôler un cancer une dizaine d’années, à raison d’un injection mensuelle.

Vous vous levez pour uriner depuis quelques temps trois ou quatre fois dans la nuit alors qu’avant une seule fois suffisait? Si vous urinez abondamment et sans effort, il peut s’agir d’un diabète sucré. Surtout, si vous avez très soif, que vous avez maigri, alors que vous êtes plutôt enrobés, tout en mangeant bien, (trop bien peut-être)…

Toute baisse d’acuité visuelle rapide, tout rétrécissement du champ visuel,(on ne voit plus sur les côtés, ou un côté…) doivent vous faire consulter votre ophtalmologiste. L’oculiste ne suffit pas! Il ne fait que vendre des lunettes. Il peut s’agir de glaucome, de cataracte, de névrite optique ; la liste est longue.

Tout mal de tête aigu qui dure quinze jours sans accalmie doit être vu en urgence par un neurologue! Surtout si vous n’êtes pas habituellement migraineux. Ce n’est pas une crise de foie, cela peut-être une pré-rupture d’anévrisme! (ne vous affolez pas…)

Votre main fourmille la nuit depuis des mois? Si vous restez comme cela encore des mois, vous risquez de voir les muscles de cette main s’atrophier définitivement, alors qu’une exploration EMG qui posera un diagnostic (canal carpien) et un traitement peuvent vous guérir. Même si la douleur n’est pas là, consultez, c’est sérieux!

En conclusion, après 45 ans, voyez votre médecin de famille un fois par an, afin qu’il vous examine de la tête au pied, dans les moindres « recoins », c’est encore la meilleure des préventions! Le médecin devra aussi faire les contrôles sanguins biologiques utiles, selon son appréciation et votre terrain.

Une dernière remarque générale : quand vous souffrez de quelque chose qui résiste aux traitements, il faut se poser la question de savoir si ce n’est pas le traitement antérieur que vous avez pour quelque chose d’autre, même si cela fait des années que vous l’avez, (le coeur, la tension artérielle, par ex) qui ne provoque pas ces troubles par effet secondaire. Attention aussi aux interactions entre les différents médicaments. Quand on voit des ordonnances fournies qui dépassent la dizaine de médicaments chez des personnes âgées, on doit devenir très vigilants. Normalement votre médecin est informé et recherche ces effets secondaires et interaction. Mais il faut bien avouer qu’en matière d’effets secondaires, si les plus courants sont bien dans l’esprit des médecins, certains sont beaucoup plus retords et échappe à leur vigilance. Il est utile par conséquent de bien noter à partir de quand vous prenez tel ou tel traitement, ainsi que les symptômes inhabituels qui surviennent. Cela permet de faire des rapprochements salutaires en matière d’effets secondaires ou d’interaction au moment où vous en ferez part à votre médecin de famille. Et enfin, bien sûr quand un symptôme résiste aux traitements , c’est la cause qu’il faut réévaluer et qui permet alors de mieux corriger ce problème.