PHYTO-AROMATHERAPIE

Phyto-aromathérapie

Écrit par Dr Jean-Gaël Renard

La phytothérapie est la thérapie par l’action biochimiques des plantes. L’aromathérapie est la thérapie par les huiles essentielles extraites des plantes. Cette dernière suppose une concentration des principes actifs importante et donc la prudence en utilisant les huiles essentielles (HE), respect des posologies, des voies d’administration et des indications.

Depuis l’aube des temps, les hommes ont pratiqué la phytothérapie, de façon empirique au départ, en testant, puis en transmettant ce savoir accumulé au fil des âges. Aujourd’hui, nous identifions les principes actifs des plantes, nous les concentrons pour en obtenir des médicaments. Environ la moitié des médicaments du dictionnaire des médicaments, le fameux « Vidal », sont d’origine végétale. Mais de moins en moins, vu la chimie d’aujourd’hui qui crée des molécules à partir de l’identification moléculaire des sites actifs sur lesquels on veut agir.

Pour ce qui me concerne, je pratique une phytothérapie classique, européenne. J’ai étudié les plantes chinoises, mais le manque de sécurité dans la nature et la qualité des plantes que l’on importe depuis la Chine en France m’a amené à ne pas les utiliser pour mes patients. Les conditions ont pu évoluer depuis ces dernières années, mais dans le doute, je m’en tiens  à la pharmacopée des plantes bien connues, bien étudiées, dont les ingrédients sont bien identifiés, des plantes de qualités biologiques sans pesticide. Ces plantes dites médicinales sont cultivées dans la région angevine, pour certaines, ce qui est satisfaisant d’un point de vue environnemental. Qualité médicinale certifiée. Qualité organoleptique supérieure. Bref, ce sont des plantes sûres et efficaces par la garantie de production et conservation des principes actifs.

Les plantes médicinales ne remplacent pas les médicaments classiques, mais permettent une première approche de traitement dans les indications qui marchent bien : les douleurs rhumatologiques, les troubles fonctionnels intestinaux, les troubles psychosomatiques, et enfin l’anxiété, le stress, et la dépression légère à modérée. Les troubles prostatiques sont bien traités par les plantes. Les troubles de la ménopause également. La prévention des infections récidivantes constitue une bonne indication de la phytoaromathérapie.

Pour ce qui est des huiles essentielles (Aromathérapie) dont les qualités médicinales sont de plus en plus connues et appréciées, je prescris celles que l’on trouve en pharmacie, ce qui garantit une qualité contrôlée.

Les huiles essentielles (HE) ont des propriétés variées. Il suffit de penser au camphre pour mesurer l’action puissante qu’une HE peut produire. Mais les indications que j’utilise pour leur fiabilité sont leur action en maladie infectieuse. Leur pouvoir antiseptique. De nombreuses HE ont cette propriété antiseptique, à adapter suivant les appareils que l’on veut traiter : ORL, pulmonaire, cutané ou urinaire. Je ne détaille pas le détails des plantes qui sont concernées ici.

En dehors des indications antiseptiques des HE, il y a leur pouvoir anxiolytique, sédatif, pour dormir par exemple. On retrouve aussi les effets endocriniens des HE comme leur source végétale en possède, mais la concentration en substance active en décuple l’activité. Il y a aussi des effets circulatoires, diurétique, coupe-faim, qu’on utilise dans les régimes alimentaires hypocaloriques. Et la boucle sera bouclée en parlant du camphre qui a des effets analeptiques respiratoires, circulatoires, antalgiques, tout comme la menthe. A noter que ce camphre peut provoquer des troubles importants, cardiaques, respiratoires s’il est utilisé sans discernement. Il a été retiré de certaines compositions utilisées pour les rhumes à cause de ses effets secondaires qu’un usage de posologies excessives produit.

Rappelons qu’il faut des fois cent kilo à une tonne de plante pour fabriquer un litre d’huile essentielle. C’est dire la concentration du produit final. C’est pourquoi les HE doivent être maniées avec beaucoup de précautions, il faut respecter les indications, les posologies (le nombre de gouttes par jour par voie orale par ex doit être moins de 10 gouttes/jour, toute HE comprise. Sur la peau on peut en appliquer davantage, dose suivant les plantes mais certaines HE sont contre-indiquées sur la peau. Donc attention, ce n’est pas une médecine douce !!

Retenons simplement que l’action des HE est régulière, efficace et très utile dans de nombreuses indications.

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